Kafka sur le rivage de Haruki Murakami
Deuxième lecture de vacances
Kafka Tamura, quinze ans, fugue. Il quitte la maison paternelle de Tokyo et prend la route pour "une ville inconnue et lointaine", ainsi en a-t-il décidé. C'est en bus qu'il gagne le Shikoku, une autre île du Japon. A Takamatsu, il trouve un petit hâvre, lui semble-t-il, de paix : une bibliothèque privée ouverte au public. Ce lieu est dirigé par Mlle Saeki, une femme à la cinquantaine qui lui fait penser à sa mère qui l'a abandonné à quatre ans, et Oshima-San ; tous deux sont des êtres singuliers et mystérieux . Malgré cette apparente sérénité trouvée, Kafka ne peut se défaire de la terrible malédiction proférée à son encontre par son père.
Nakata est un vieil homme qui, à ses dires, a perdu une grande part de sa raison et de ses facultés intellectuelles lors d'un coma inexpliqué dans son enfance. Depuis, il converse avec les chats et est investi d'une mission qu'il ne peut définir. C'est donc pas à pas qu'il va accomplir son destin, croiser le chemin d'un jeune routier et marcher sur les pas de Kafka Tamura.
Me voici à nouveau confrontée à mon incapacité de parler de ce remarquable roman initiatique. Sa longueur permet au lecteur de rentrer dans un univers onirique, merveilleux mais aussi cruel. La psychologie des personnages est d'une grande et belle complexité. Chaque mot est fort de symboles (chat) et de mythologies (Oedipe, Orphée...). Même si j'ai littéralement été happée par ce récit, il m'est difficile d'en parler : je n'arrive pas à aller au-delà de mes impressions et de mes émotions. Je ne peux que vous inviter à le lire et vous renvoyer à quelques critiques : Florinette, Essel, Clochette ...