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Art nouveau

Lundi 14 avril 2008 1 14 /04 /2008 13:00
Les découvertes Gallimard offrent  avec cet ouvrage une vue d'ensemble des bijoux Art nouveau. Ce dernier a pour mérite d'être concis et assez synthétique sur le sujet, et de proposer de magnifiques clichés des chefs d'oeuvre réalisés par René Lalique.
Le tout fonctionne sous la forme de dépliants qui contiennent une partie historique allant à l'essentiel, des citations et des images aux légendes détaillées.
Une bonne entrée en matière qui donne surtout envie d'aller plus loin dans la découverte de cet artiste adepte de l'art total.
Par Alexandra - Publié dans : Art nouveau
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Mardi 22 janvier 2008 2 22 /01 /2008 21:29

Exceptionnellement, je vais vous parler chiffons. Bon, quand je dis chiffons, entendons-nous, il s'agit des tissus les plus fins et les plus précieux qui soient ! En effet, je vais vous parler couture... haute-couture. 
Lundi ont débuté à Paris les défilés Haute-Couture été 2008. La maison Dior et son excentrique styliste John Galliano ont ouvert le bal avec de somptueuses robes, hymnes à la femme et à la féminité. Pour les réaliser, le couturier s'est notamment inspiré de l'oeuvre de Gustav Klimt (d'où la raison d'être de ce billet ! ) ; aussi a-t-on pu admirer des coloris éclatants, des soies brodées d'or, de cristaux et de paillettes, des tissus mêlant arabesques et motifs géométriques...
 Au-delà d'un hommage au peintre, peut-être pourrions-nous y voir également la reconnaissance d'un pair puisque Klimt s'était lui-même essayé à la couture en inventant des tissus et des modèles de vêtements pour la boutique de la femme qui emplissait sa vie et son coeur, Emilie Flöge. 
  
Je me suis donc amusée à faire quelques parallèles que je vous livre...
 
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Portrait d'Emilie Flöge (1902)

    
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Au-dessus : Portrait d'Adèle Bloch-Bauer (1907)
  
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A gauche : Hygie, allégorie de la médecine (1900-1907)

Par Alexandra - Publié dans : Art nouveau
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Vendredi 2 novembre 2007 5 02 /11 /2007 14:59

Une visite au musée de l'Ecole de Nancy, un passage par la librairie et cet ouvrage.
   
  

galle-ecole-nancy.jpg Sous le terme "Ecole de Nancy" se sont réunis de nombreux artistes lorrains de l'Art Nouveau avec pour chef de file Emile Gallé. Ce fut l'un des grands maîtres verriers de son époque ; ses recherches, ses innovations et surtout ses créations ont connu un vif succès aux expositions universelles, notamment en 1861 à Metz et en 1889 à Paris. Ce succès, Gallé le partage avec d'autres artistes nouveaux comme Louis Majorelle ou Victor Prouvé, eux aussi installés à Nancy. 
Mais pourquoi une telle concentration d'artistes dans cette ville de l'Est de la France ? A partir de 1870 et de l'annexion de la Moselle au IIIe Reich, Nancy devient la capitale de la Lorraine et surtout le symbole d'une résistance puisque tous ceux qui ont refusé l'annexion se sont réfugiés là ; c'est notamment le cas de nombreux industriels. Aussi se démarquer de l'Allemagne et montrer son attachement à la France devient un défi... et ce défi passe par les arts. Ce regroupement devient officiel avec la loi 1901 sous le nom d'"Ecole de Nancy, alliance provinciale des industries d'art" avec pour devise première : "Rendre profitable à tous le succès de quelques uns". L'Art Nouveau était donc au service de la cohésion sociale. 

Cet ouvrage pose, en des termes assez simples, le contexte dans lequel Emile Gallé a travaillé et présente les grandes caractéristiques de ses oeuvres et ses inspirations ( la nature, l'orient, le symbolisme...). J'avoue que, jusqu'à cette visite, l'art verrier était l'art qui m'intéressait le moins dans l'Art Nouveau, mais les oeuvres de Gallé m'ont profondément surprise et intéressée. Il faut dire que son travail va au-delà de l'aspect décoratif ou fonctionnel. 
J'ai notamment été fascinée par ses vases "engagés". A titre d'exemple, je citerai "Les hommes en noirs" : il s'agit d'une amphore fort ronde avec une inscription gravée à l'acide (technique découverte par Gallé) sur le col et la panse : "Hommes noirs d'où sortez-vous ? / Nous sortons de dessous la terre." Avec ces vers de Béranger, Gallé a clairement manifesté dès 1900, son soutien à Dreyfus. Par ailleurs, l'oeuvre de Gallé est aussi très imprégnée par la poésie de Baudelaire et des symbolistes. 
Gallé nous place au coeur de l'Art Nouveau dont l'ambition était d'abolir les frontières entre les arts. Son oeuvre en est une parfaite illustration. 
         

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Portrait d'Emile Gallé, Victor Prouvé (1892)
Ce portrait est remarquable car il présente Gallé en pleine création, en pleine inspiration pourrait-on même dire (lumière du tableau). La nature est fort présente alors que l'artiste se trouve dans son atelier.
 

Par Alexandra - Publié dans : Art nouveau
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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /2007 09:05

art-nouveau.jpg Voici un ouvrage que je souhaitais vous présenter depuis bien des semaines. Il s'agit d'un livre remarquable entièrement consacré à l'Art Nouveau. 
L'Art Nouveau est un style qui  a eu une vie à la fois très intense, puisque tous les milieux artistiques ont vécu dans un bouillonnement d'innovations, et relativement brève puisque sa période se situe entre les années 1890 et 1914.  
Il concerne tous les arts visuels en Europe (Guimard à Paris, Gaudi à Barcelone, Horta à Bruxelles, la Sécession à Vienne...) et en Amérique du Nord (Tiffany à New-York) : bien que resserré dans le temps, ce style est donc international avec ce que cela implique en terme de diversité. Peu évident dans ce contexte de proposer une définition simple. Pourtant, l'Art Nouveau a une caractéristique qui lui est propre : la Modernité.
L'Art Nouveau est modernité car ses artistes ont su reconnaître que leur monde changeait, que les progrès techniques, l'économie et même la politique étaient en pleine effervescence. Ces artistes ont su révéler et donner une culture à ce monde urbain et industriel. Ainsi, Guimard donnera-t-il au fer forgé ses lettres de noblesse (les entrées de certaines stations de métro à Paris sont donc les témoins d'une époque). Horta, quant à lui, donne un nouveau souffle à l'architecture bruxelloise : inspiré par la nature, les styles rococo et japonais, il élabore de magnifiques demeures bourgeoises avec pour mot d'ordre la lumière : nombreuses verrières, jardins d'hiver... Il employait des teintes chaudes (rose-orangé, jaune miel ou doré) et des bois exotiques qu'Horta mettait remarquablement en contraste avec les gris-vert du marbre ou de la ferronnerie. Afin de parfaire cette harmonie, il privilégiait les courbes et les arabesques, elles-mêmes inspirées de la nature.
Disons simplement que l'Art Nouveau c'est la ville qui devient nature, c'est le fer qui devient scultpture, c'est le verre qui devient oeuvre. L'Art Nouveau c'est l'art qui rompt le lignes et qui annihile les frontières. Plus qu'un Art, c'est un mouvement difficilement définissable. Un tourbillon qui nous entraîne de la fin du XIXe au début du XX et que la Première Guerre mondiale a brisé.
guimard-porte-dauphine2.jpg    guimard-metro.jpg
Station Guimard à Paris (à gauche, station de la Porte Dauphine)

horta-escalier.jpg  Escalier de la Maison Horta (Bruxelles)
Par Alexandra - Publié dans : Art nouveau
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Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /2007 21:02

Pour Egon Schiele, peintre viennois expressionniste, élève de Klimt, le souci du naturalisme importe peu. Pas de volonté descriptive. Seules comptent l'empreinte stylistique et l'organisation des éléments. Dans ses paysages, aucune présence humaine : ce sont des paysages "purs" qui se donnent tout entier à l'émotion.
  
"Mes tableaux sont des visions du paysage."
Egon Schiele


Tout d'abord, la Mélancolie qui se dégage de ce paysage de fin d'automne. Des couleurs proches les unes des autres qui s'amalgament.  Des lignes verticales et horizontales qui confèrent à la nature une forme d'architecture qui tendrait à se répéter à l'infini si le cadre de la toile n'était là pour y mettre fin. Schiele ne cherche pas à donner une vision harmonieuse de la nature ; au contraire, elle apparaît comme dure, rigide, figée.
   

schiele-quatre-arbres-1917.jpg Quatre arbres, Egon Schiele, 1917, Vienne
   
  
Ensuite, l'idée de la Mort que laissent ses paysages urbains. La ville est un univers clos ; une pure surface puisque les volumes s'effacent. Un lieu asphyxié par l'enchevêtrement des maisons. Un lieu dénué de vie puisqu'on ne décèle aucune présence humaine.
schiele-maisons-en-arc-a-krumau-1915.jpg Maisons en arc à Krumau, Egon Schiele, 1915, Jerusalem (détail)
   
Des paysages remarquables aux lignes stylisées qui nous emmènent hors du temps : loin de toute industrie, loin de toute agitation, loin de TOUT.
Par Alexandra - Publié dans : Art nouveau
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Vendredi 5 octobre 2007 5 05 /10 /2007 22:26

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Pris dans le tourbillon de nos vies, nous en oublions parfois le temps qui passe... et pourtant les instants s'égrènent un à un inexorablement. 
Klimt nous le rappelle dans cette oeuvre de 1905 où les corps fusionnels de la mère et l'enfant côtoient un corps anguleux et marqué qui n'est plus que l'ombre de lui-même.

Par Alexandra - Publié dans : Art nouveau
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Mardi 25 septembre 2007 2 25 /09 /2007 12:24
Livres, gourmandises à grignoter… voici à présent des délices pour les yeux. 
   
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Cette présentation d’une œuvre de Gustav Mahler Klimt, artiste viennois, chef de file de la Sécession ouvre ma catégorie dédiée à l’Art Nouveau. Ma première rencontre avec ce peintre date du lycée ; il m’a séduite d’emblée.
 
Cette œuvre s’intitule La Vie et la Mort et date de 1916. Klimt se sent vieillir et voit sa mort approcher (il mourra deux ans plus tard). Cette peinture reprend les thèmes qui lui sont chers : à droite, la Vie représentée à tous les âges de l’homme et surtout de la femme. Les corps s’enchevêtrent avec sensualité (courbes) dans une certaine sérénité, voire jouissance (visage de la femme à gauche). A gauche (sinistra en latin), la Mort veille, prête à frapper (ici au sens propre) à tout instant ; cette mort est toute empreinte de religiosité ( multiplication des croix).

Certains verront dans cette toile une représentation plutôt apaisante de la Mort, d'autres au contraire  y percevront le caractère imprévisible de la Faucheuse. Ces deux interprétations se mêlent : notre vie a sans cesse le cou posé sur le billot et nous menons notre existence tant bien que mal en attendant que le couperet tombe.
 
 

La Vie et la Mort, Klimt (1916), huile sur toile 178 x 198 cm / Vienne, collection Dr. Rudolf Leopold

Par Alexandra - Publié dans : Art nouveau
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