Destins de femmes

Publié le par Alexandra

Elena est née en Roumanie, a aimé en Roumanie puis a décidé de quitter ce pays aux mains du régime totalitaire de Ceaucescu. Elle émigre d’abord en Israël avec Jcaob son époux et Alexandru son fils. Elle voulait connaître la liberté mais la peur est toujours là, certes son origine est autre mais elle est toujours présente. A force de requête, Elena et les siens obtiennent un visa, comme réfugiés politiques, pour les Etats-Unis. Elena devient alors Helen.

 

Alexandru est désormais un homme au brillant avenir mais Helen voit d’un mauvais œil son mariage avec Marie, une jeune française indépendante et éprise de liberté.

 

 

A nouveau, des destins de femmes. L’évolution du personnage d’Elena à Helen est vraiment intéressante : en Roumanie, la jeune fille, malgré son obéissance, revendique son désir de liberté et d’évasion : ingénieure dans le nucléaire, elle est volontaire, indépendante et sait faire prévaloir son amour pour Jacob, un Juif, au brillant avenir que ses parents lui avaient tracé. Mais Helen est devenue une épouse et une mère pétrie des principes de sa propre éducation : cette ancienne femme libre émet des restrictions à l’indépendance des femmes. Qu'est donc devenue Elena ? Que lui est-il arrivé pour reprocher aujourd'hui à sa belle-fille son extrême liberté, sa jouissance de la vie et son insouciance ?
J'ai porté un vif intérêt à ces destins et particulièrement à l'emprise de l'éducation et à l'impact des rencontres et des événements de la vie sur eux.  Pourtant j'ai terminé cette lecture avec un sentiment étrange, dérangeant peut-être, que je ne parviens à définir...

 

Sources : Un brillant avenir, Catherine Cusset, Gallimard, nrf, 2008

Publié dans Romans

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Lorsque Emmanuel récupéra le courrier 29/12/2014 18:26

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Leiloona 27/04/2009 06:31

Je l'ai lu il y a quelques mois. J'ai bien aimé cette histoire de famille sur plusieurs générations.
Quand je lis un livre ou regarde un film sur toute une génération (ou plusieurs), j'ai toujours un peu "le cafard" car c'est une vie entière concentrée dans un livre que nous lisons. Peut-être ton "malaise" vient-il de là ?

Alexandra 28/04/2009 09:03


Non ce n'était pas cela. Ce malaise là je le connais bien et je l'aime... Je l'avais retrouvé à la lecture d'Anne-Marie Garat dans La main du diable. A lire si tu aimes les sagas.

Quelques jours après et malgré ma compréhension de la fin du roman de Cusset, il me reste un goût d'inachevé... comme si j'attendais plus.