L'enfant des ténèbres d'Anne-Marie Garat

Publié le par Alexandra

Plus que jamais, je ne sais par où commencer ce résumé.

Camille Gallay, Millie, jeune femme à présent, revient à Paris après avoir vécu avec son père et Gabrielle aux Etats-Unis. Ce retour se fait dans la plus grande discrétion puisque ni ses parents, alors en voyage en Allemagne, ni sa grand-mère, célèbre directrice de la biscuiterie Bertin-Gallay ne sont au courant de cette venue. Camille est en plein deuil de Jos, un ami américain qui lui a appris à regarder le monde objectivement à travers la lentille de son appareil photo ; elle a une promesse à honorer : se rendre à Budapest remettre un petit paquaet à la famille de Jos.  Ce n'est autre que Simon Lewenthal, bras droit de sa grand-mère, qui démasquera Millie.
Parallèlement à ce parcours, il y aussi Elise Casson, qui n'est autre que Sassette une ancienne servante du Mesnil. Devenue libraire à Paris, elle s'occupe de son patron, un vieil homme. Il l'envoie chaque mois en mission à Londres pour rapporter officiellement des revues littéraires. Elle découvre en fait qu'elle joue le rôle de passeur pour des papiers de grande importance en ces années 1933-1934.
C'est donc dans cette période trouble où les antagonismes s'exarcèbent que Millie, Elise, mais aussi Magda, Etienne Louvain, Dora sans oublier Gabrielle vont à leur manière lutter et résister contre la montée des fascismes.

Après avoir été prise dans le tourbillon de Dans la main du diable, je ne pouvais résister à l'appel du deuxième opus. Anna-Marie Garat nous offre à nouveau un récit dense, riche en informations et à l'intrigue plus que jamais complexe. En effet, dans la première moitié du récit, j'ai eu le sentiment d'être face à un noeud inextricable duquel l'auteur s'amusait à tirer des fils ; puis dans la seconde partie, chaque fil est tiré et le lecteur découvre à quel autre lien il est rattaché. Tout devient alors clair et on assiste même à de surprenantes révélations. Du point de vue de la construction, le roman est donc remarquable ! Toutefois, si j'avais un reproche à formuler, c'est qu'il a tout de même fallu attendre  plus de 300 pages pour établir des liens et des ponts entre les différentes intrigues ; cette attente peut décourager. Par ailleurs, il me semble difficile pour le lecteur qui n'a pas lu le premier opus de parvenir à saisir toutes les substilités de l'intrigue. 
Malgré ces deux petits reproches, je vous invite à découvrir l'univers de Garat : on est loin des récits minimalistes tant à la mode... et c'est très plaisant !

Publié dans Romans

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Une discussion stérile 30/12/2014 10:43

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Marie 19/08/2008 20:27

"Dans la main du diable" fut une de mes lectures "coup de coeur" de 2006, alors c'est dire s'il me tarde de me plonger dans "L'enfant des ténébres", roman qui m'attend bien sagement sur ma table de nuit !!!

Alexandra 22/08/2008 15:10


Oh comme je te comprends... même si j'ai peut-être été moins envoutée par le deuxième volet...


Moustafette 16/07/2008 23:08

Aurais-je la patience d'attendre une lointaine sortie poche ? pas sûr, il me tarde de découvrir ces personnages !!!

Alexandra 16/07/2008 23:10


Le premier opus existe déjà en poche, alors en attendant n'hésite pas !


Choupynette 16/07/2008 14:51

Je trouve cette couverture magnifique, et ton billet me donne envie de découvrir cette auteure!

Alexandra 16/07/2008 14:55


Mais quelle rapidité ! Je viens tout juste de faire paraître ma critique ! Surtout tiens-moi au courant si tu cèdes à la tentation car les échanges sur cet auteur sont plus rares en raison, me
semble-t-il, de la longueur de ses romans. En attendant, je m'en retourne à Millenium.
A plaisir de te revoir.