La disparition d'Anastasia Cayne

Publié le par Alexandra

Le narrateur est un jeune lycéen sans signe distinctif, un lycéen parmi tant d’autres. Non loin de la maison de ses parents emménage une jeune fille à la fois séduisante et énigmatique : Anna. Leur histoire ne commence vraiment qu’au détour d’un rayon de la bibliothèque du lycée. Anna est une fille à part. A part à cause de son look gothique, à part à cause de son caractère énigmatique, à part à cause de son goût pour les nécrologies.
Pourtant, notre narrateur succombe et Anna devient pour lui Anastasia, car c’est ainsi que ses proches la nomment. Leur amour se construit autour d' échanges culturels, de réflexions de tous ordres, de codes et de secrets. C’est pour cette raison d’ailleurs que le narrateur ne croira pas à sa véritable disparition lorsque celle-ci surviendra : il guettera les signes et déchiffrera les codes pour la retrouver.

 

Un récit pour adolescents certes, mais qui se lit avec plaisir. Dès le départ, le lecteur est pris au piège d’Anastasia : « Anna Cayne avait emménagé ici au mois d’août, l’été juste avant notre entrée au lycée, mais en février elle avait déjà, un à un, tué tous les habitants de cette ville ». Ainsi s’ouvre le roman. Outre le titre, cet incipit alléchant tient doublement le lecteur en haleine. Tout d’abord il attend fébrilement la disparition d'Anna : aussi est-il méfiant, attentif aux moindres indices textuels qui lui permettront plus tard d’éclaircir l’énigme. Puis, une fois la disparition survenue, il s’identifie au narrateur et vit avec lui sa quête et toute la palette des sentiments qui l’accompagne. Jusqu’au bout, on se prend à espérer…

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Un accident bien étrange 30/12/2014 10:47

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Marie 19/08/2008 20:29

Oui, une disparition bien mystérieuse et un roman que je n'ai pu lâcher avant d'en avoir lu les dernières lignes !